Les instituts de sondage: y a mieux niveau neutralité.

Durant l’élection présidentielle, nous avons beaucoup entendu parler des sondages, aujourd’hui, ils sont de retour sur le devant de la scène médiatique pour les élections législatives. Beaucoup de ces sondages se contredisent, d’autres sont totalement à côté de la réalité de terrain. Mais au fait, qui sont ces instituts de sondage qui annoncent déjà les soit disant vainqueurs avant même l’élection et qui en sont les dirigeants ? Avec l’aide de Jeunes Communistes, j’ai mené l’enquête afin de démêler les liens entre ces instituts et ceux qui auraient des intérêts à ce que les sondages les avantagent : nous en avons appris des choses. Par exemple, saviez-vous que le directeur des ressources humaines de Radio France, groupe de France Inter, France Info, France Culture et même France Bleu, n’est personne d’autre que Jean-Claude Lussiani, ancien conseillé d’Emmanuel Macron lorsqu’il était Ministre ? Non ? Et pourtant ce n’est qu’un des nombreux exemples que nous allons mettre en lumière dans cet article.

C’est quoi un « bon » sondage ?

Tout d’abord, pour faire un  bon sondage, il faut que le panel, le groupe de personnes que l’on interroge soit représentatif de la population et comprenne un grand nombre d’interrogés. Ainsi il faut que dans ce groupe il y ait la même proportion de femmes et d’hommes que la population française (soit un peu plus de femmes que d’hommes). Il faut également la même proportion de membres des catégories socio-professionnelles. Bon, on ne va rien se cacher, déjà là, ça coince. Les chômeurs sont dans très nombreux sondages considérés comme ne faisant pas parti d’une catégorie socio-professionnelle et donc ne font pas partie du panel de personnes interrogées. Aller, on faire faire comme si de rien était et nous allons nous pencher plus en détail sur les instituts de sondage.

Des instituts de sondage pas franchement neutres.

Commençons par un gros morceau, BVA. L’institut BVA travaille avec la République Française. En plus de faire des sondages pour nos élus, il leur donne des conseils afin de les aider à changer les comportements et à influencer la population dans leur sens. Par exemple, il y a près d’un an, en juin 2016 lors des manifestations contre la Loi Travail, BVA a fait un sondage qui montrait que seulement 45% des Français soutenaient les manifestations. Le but ? Décourager les manifestants et baisser leur moral afin de diluer doucement les revendications. Les fondateurs de BVA sont Jean-Pirre Ville et Michel Brulé qui ont d’ailleurs également travaillé à l’IFOP, un autre institut de sondage. Michel Brulé siège aujourd’hui au SYNTEC, qui lui-même appartient… Au MEDEF ! Et oui, le MEDEF influence le gouvernement par le biais de BVA ! Mais cet institut n’est pas le seul à être membre du SYNTEC, il y en a bien d’autres comme Via Voice ou Kantar. Décidément, elle commence bien cette petite enquête pas vrai ?

Notre regard s’est ensuite posé sur Jean-Bernard Lévy, désormais Président des entreprises Vivendi et Lagardière, appartenant à des miliardaires français. Lui, il a été Président du groupe EBG, dont Harris Interactive, IPSOS et Kantar font partis. Petite devinette : vous ne devinerez jamais qui a fait le discours de clôture de l’Assemblé Générale d’EBG en juin 2015 : notre cher Président de la République Emmanuel Macron ! Et oui, le monde est vraiment petit.

Après ça, on a étudié un peu le Service d’Information du Gouvernement, un bureau qui cherche à savoir comment le Gouvernement est perçu dans l’opinion publique. Ce bureau travaille avec un autre institut de sondage : Opinion Way, qui aussi pour client Les Républicains. Le Président d’Opinion Way a même été militant de ce parti. C’est dingue pas vrai ? Bon sinon, Opinion Way travaille aussi pour L’Obs, Les Echos, La Croix, La Tribure, Canal +, TF1 et même… Le MEDEF ! (Ils sont partout). On entend également souvent parler d’IPSOS. Eux, ont racheté Synovate et ont donc récupéré leurs clients comme par exemple Coca Cola et Mosanto. Oui, oui, IPSOS participe aux scandales sanitaires de Mosanto. On peut aussi vous parler de CSA, un institut sondage, mais lui appartient à Vivindi et donc à Bolloré, on a mieux comme neutralité. Il y a aussi Kantar dont on a déjà parlé. Katar appartient au groupe WPP dont le patron Martin Sorrel est accusé de fraude fiscale. Décidément !

Suite à ces coups durs sur notre moral, nous qui pensions les instituts de sondage honnêtes et dépourvus de tout intérêt, on s’est tourné vers un institut sûr : l’INSEE, mais oui, vous savez celui qui fait des recensements de population, etc… Mais finalement, son président actuel, Jean-Luc Tavernier a écrit dans le Rapport Attali, on n’en a pas beaucoup entendu parler mais ce rapport à servit de support à Nicolas Sarkozy pour sa politique économique. Bon y aussi un certain Macron a aussi écrit dedans, c’est fou ! Nous qui le pensions antisystème et sans parti !

Pour finir, il y a l’IFOP. Alors là, on a trouvé les champions toutes catégorie ! Pour commencer, ils sont membres du MEDEF. Ensuite, son ancienne Vice-Présidente est Laurence Parisot, qui n’est d’autres que l’ancienne Présidente du MEDEF. Un autre ancien Président, plus récent : Damien Philippot. Son nom vous dit quelque chose ? Normal, c’est le frère de Florian Philippot. Notre cher Damien a été membre de l’équipe de campagne de Marine Le Pen et est maintenant candidat aux législatives dans l’Aisne. Et oui.

On finit donc cette petite enquête avec le moral dans les chaussettes. Mais nous pouvons en tirer quelque chose : quand ce n’est pas le MEDEF qui contrôle les instituts de sondages, c’est le Gouvernement ou même les pseudos candidats antisystème : Emmanuel Macron et Marine Le Pen… D’un coup on comprend beaucoup mieux les chiffres que l’on voit à la télévision.

Geofrey Debailleux.

Un logement pour toute et tous, et tous de suite !

Le 31 mars, la trêve hivernale sera terminée. Comme chaque année, des milliers de familles, parfois avec des enfants en bas âge vont être mises à la porte. Pour ces personnes, c’est la débrouille qui va être de mise pour ne pas se retrouver à la rue.

Le paradoxe français.

Alors que deux millions de logements sont vacants en France, douze millions de français-e sont victimes de mal-logement, plus de 2 millions vivent dans des taudis et 8,5 millions vivent en situation de surpeuplement. Alors que la France compte 3 des 6 leaders de la construction mondiale, elle est incapable de construire assez pour loger chacun dignement et à prix raisonnable. Alors que la fortune des milliardaires français a bondi de 21% l’an passé, soit 245 milliards d’euros à eux 39, 141 500 personnes sont sans domicile en France et 17 929 vivent dans des bidonvilles. Alors que la France est la 6ème puissance mondiale, elle laisse pourtant nombre de ses habitant-e-s mourir de froid dans la rue. A ce constat alarmant s’accompagne les chiffres sur la mortalité dans la rue de 2016 : cette liste, publiée par le journal La Croix, des 501 personnes qui ont été retrouvées sans vie dans la rue ne peut que nous indigner ! Si l’on ajoute à cette liste les 2000 personnes effacées de cette liste, ce n’est pas qu’une indignation qui nous anime mais plutôt une révolte.

Des solutions existent mais faut-il encore vouloir les appliquer !

Pour garantir le droit au logement, des lois existent mais de nombreux élus refusent de les appliquer. La loi permet la réquisition des logements vides, mais en France, il y a plus de 2 millions de logements inoccupés. Cela pourrait permettre de loger toutes les personnes sans domicile, les même que ceux que l’on va exclure le 31 mars. Mais une volonté politique est nécessaire ! La loi Solidarité Rénovation Urbaine oblige aussi les communes de plus de de 3500 habitants à construire au moins 25% de logement sociaux. 1973 communes sont concernées mais 1115 d’entre-elles n’appliquent pas cette loi. Ces communes sont bien souvent dirigées par la droite ou l’extrême droite comme Neuilly sur Seine, Nice ou même Fréjus. Mais bien heureusement, certaines communes vont bien plus loin que les 25% obligatoires, comme par exemple la mairie communiste de Gennevilliers qui compte plus de 60% de logements sociaux.
Partout en France, il faut mettre en place un plan d’urgence pour le logement ! Nous exigeons que chacun-e puisse disposer d’un logement décent pour lui-elle et sa famille. Que chacun-e puisse vivre dans la dignité, en bonne santé et de façon sûre. Il ne faut pas se limiter à une trêve hivernale, la trêve doit être annuelle !

Geofrey Debailleux.

Mon nom est…

Il y plus d’un demi-siècle, j’ai généreusement offert mon hospitalité à mon frère et ses enfants car ils ne savaient où dormir. Pendant un temps, la cohabitation s’est bien déroulée mais très vite tout a basculé
Un jour, en rentrant chez moi après une journée bien chargée, j’ai découvert que les serrures avaient été changées, mes clés ne fonctionnaient plus et personne à l’intérieur ne semblait vouloir ouvrir ma demeure. J’ai alors crié de tout mon corps pour que l’on vienne m’aider mais mes voisins ne semblaient pas m’entendre ou ont fait semblant… Je ne sais pas. Cherchant simplement à passer la porte de mon chez moi, j’ai été alerter la police de mon quartier. Ce qu’ils m’annoncèrent me fit froid dans le dos…
Mon frère était en règle administrativement, et ma maison était désormais la sienne. Je m’écroulai alors au sol, en larmes… Il fut alors décidé par les « gardiens de la paix » de me laisser, à moi et mes enfants, le minuscule garage au fond du jardin, je n’avais nul choix d’accepter si je ne voulais pas dormir dans la rue…
L’état de la pièce était alarmant, et nous n’avions pas accès à l’eau. Le garde-manger était quant à lui bel et bien garder par l’envahisseur. Nombre de mes enfants moururent de faim, de soif, de tristesse. Beaucoup d’entre eux voulurent reprendre notre maison, mais avec des cailloux pour seuls projectiles, la tâche était bien difficile, d’autant plus que nos richissimes voisins armaient les enfants de mon frère d’armes lourdes, plus dévastatrices les unes que les autres. Un grand nombre de mes enfants furent enlevés, torturés et assassinés…
Les mines dans le jardin n’étaient pas assez efficaces pour nous arrêter selon mon frère. Alors, il construisit un mur gigantesque autour du pittoresque garage pour nous arrêter. Les voisins faisaient toujours comme s’ils ne voyaient rien, c’était consternant. La tristesse s’installa d’autant plus dans le cœur de mes enfants, qui ne pouvaient désormais plus aller à l’école, ni être libre, tout simplement.

Mon nom est Palestine, celui de mon frère est Israël, et voilà plus de 70 ans que cela dure. Certains de nos voisins ont pris conscience de notre situation, vient nous en aide, rejoins-les...

Geofrey Debailleux.

Violences policières, à qui le tour ?

Alors que tout le monde a encore en tête l’assassinat d’Adama Traoré et tout l’acharnement judiciaire contre sa famille afin de camoufler le meurtre, une nouvelle affaire vient secouer la fonction policière. Ainsi, Théo, jeune homme de 22 ans vivant dans un quartier populaire de Aulnay-sous-Bois à été victime de violences aggravées par des forces de polices alors qu’il sortait de chez lui comme n’importe quel citoyen. Dans un document audio enregistré sur son lit d’hôpital, il évoque des coups, des insultes et des moqueries mais également et surtout des violences d’ordres sexuelles.

C’est inadmissible ! Ces violences policières, souvent sur un fond raciste, dans les banlieues doivent cesser et les sanctions doivent être à la hauteur. Cependant, à l’heure où j’écris ce billet, seul un des quatre policiers qui ont agressé Théo est incarcéré pour violences sexuelles, les trois autres « gardiens de la paix » sont en liberté alors que le jeune homme est encore en soin après l’opération qu’il a dû subir. Selon sa sœur, son état est « dans un état assez critique », « les médecins ne sont pas capables […] de nous dire quelles séquelles il va avoir ».

J’apporte tout mon soutien à Théo dans son rétablissement physique et moral et condamne avec la plus grande force ces actes odieux pourtant de plus en plus courants.

Geofrey Debailleux.

Un avenir ambitieux garanti pour la Fédération à la Conférence Fédérale 2017 du MJCF Nord !

9h30, le 21 janvier 2017. Espace Marx à Lille, la Conférence Fédérale 2017 du MJCF Nord est lancée par Quentin Le Matt, Secrétaire Fédéral depuis 2013.

Au programme de la matinée chargée, une formation sur ce qu’est la JC, son histoire, son organisation, ses luttes et ses victoires. Une petite heure très enrichissante qui a permit à chacun de se familiariser d’avantage avec le premier mouvement jeune de France. Ensuite, un bilan de la Fédération depuis 2013 d’une heure trente est alors fait : entre la lutte pour la gratuité des transports,  les luttes pour une réelle qualité femme-homme notamment dans le milieu étudiant, pour la reconnaissance de l’État Palestinien ou encore la mobilisation contre la Loi Travail en 2016, l’organisation n’est pas en reste dans le département.

13h30. Après un repas mérité et une polémique lancée par les camarades d’Armentières sur l’absence de bière pour le repas du midi, un retour de la délégation fédérale qui a eu la chance de partir pour Cuba l’année dernière est fait, ce que nous a beaucoup apprit sur la vie des cubains et démentie de nombreuses intox qui courent sur ce pays. Puis, Fabien Roussel, Secrétaire Fédéral du PCF Nord nous fait le plaisir de venir nous adresser ses vœux pour cette année et en profite pour nous parler des échéances à venir et de notre rôle à jouer. Après son départ c’est l’heure de parler de choses sérieuses. Une longue discussion notre position pour 2017 s’engage et une proposition est adoptée à une quasi-majorité : pour les présidentielles ça sera une campagne autonome avec un appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon et pour les législatives, la décision revient aux Unions de Villes de choisir le candidat qui représente au mieux les valeurs que nous portons.

15h00. Il est l’heure de rejoindre nos camarades du Comité des Sans-Papiers du Nord et de l’Action Antifasciste du Nord-Pas-De-Calais pour la manifestation organisée pour la fermeture du bar identitaire nauséabonde ouvert en plein cœur du Vieux Lille: La Citadelle.  Puis, après une marche de près de deux heures, il est temps de rentrer aux Espaces Marx pour élire la nouvelle direction de la Fédération.

17h30. A la majorité, un nouveau Conseil Départemental est élu, avec autant d’étudiants que d’actifs. Et c’est avec un cœur lourd que Quentin Le Matt rend dignement son siège après un mandat plus qu’honorable à la tête de la Fédération. Et une nouvelle fois, à la majorité, c’est Clara Laby et Soizic Lozachmeur qui sont toute les deux élues à la tête d’une nouvelle Coordination Départementale d’avenir.

18h30. La salle se remplie, les deux nouvelles Secrétaires Fédérales prononcent leur premier discours à la tête du MJCF 59: elles nous livrent un message d’espoir qui contraste avec l’année que nous venons de vivre et annoncent que en 2017, ça ne sera pas sans les jeunes !

00h00. Après une soirée festive, il est temps d’aller se coucher, demain la lutte reprendra de plus belle avec le mouvement nombreux, organisé et motivé !

Geofrey Debailleux.